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ALOUETTE III SE-3160
A la suite de l'introduction des hélicoptères dans l'armée suisse (1958-1963) avec les Alouettes II (5 places), il devint rapidement nécessaire de disposer d'appareils plus puissants qe offrant une capacité de transport accrue. C'est ainsi que l'on procèda, en 1964, à l'acquisition d'une première série de 9 hélicoptères Alouette III (7places), équipés de turbomoteurs. Grâce à sa puissance, ce nouvel appareil, rendit immédiatement de précieux services pour les engagements en montagne. Quand aux troupes de plaine, leurs besoins en moyens de transport aérien ne tardèrent pas non plus à augmenter considérablement. Il en résulta donc une extension de la flotte des Alouettes III, en deux étapes : 15 unités en 1966, acquises directement auprès du constructeur, et 60 autres, entre 1972 et 1974, montées en partie sous licence dans les ateliers de la fabrique fédérale d'aviation, à Emmen.
Depuis que les Alouettes II ont été retirés progressivement du service, les pilotes reçoivent leur instruction directement sur Alouette III. Cette flotte, attribuée à différentes escadrilles légères d'aviation, constitue le moyen de transport aérien principal de la troupe. L'Alouette III se prête particulièrement bien aux engagements suivants : transports de personnes, de charges extérieures, lutte contre les incendies, sauvetage. Au cours des ans, on a malheureusement enregistré la perte de 14 de ces hélicoptères dans des circonstances accidentelles.
C'est en 1964 que débute l'introduction des neufs premières Alouettes III (V-201 - V-209) dont le prix s'élève à 10,5 millions de francs, coûts logistiques inclus. Le 7 juillet de la même année déjà, l'hélicoptère se distingue en secourant deux soldats dont la cordée avait dévissé et qui gisaient gravement blessés, dans la haute neige au Bergell. Des leçons sont tirées de cet engagement. Depuis lors, pratiquement toutes les Alouette III de suisse disposent d'atterrisseurs équipés de skis. Lors des manoeuvres du Gotthard en 1966, trois hélicoptères réussissent,, sous les yeux de la presse, à ravitailler en 20 minutes tout un bataillon stationné en montagne. Le lendemain, le Blick titre laconiquement : " Nous devrions avoir plus d'oiseaux de ce genre". Les performances de ce moyen de transport flexible séduisent à tel point qu'une deuxième vague d'acquisitions est lancée et que , entre 1966 et le 18 janvier 1967, la flotte des Alouettes III s'enrichit encore de 15 nouveaux appareils. Par ailleurs, l'appareil immatriculé V-210 est "gratuit", car il est livré à la Suisse à titre d'échange contre trois hélicoptères Djin d'occasion.
La flotte des Alouettes III s'agrandit encore considérablement avec une troisième série d'acquisitions. Même en plein débat sur la question d'un hélicoptère de transport lourd. Le Conseil fédéral décide d'acheter 60 Alouette III de plus, dont l'assemblage sous licence est confié à la Fabrique fédérale d'avions à Emmen. Certe, le Bell 205 (Bell UH-1) est lui ausii soumis à plusieurs évaluations, mais ses performances en montagne ne sont pas convaincantes. C'est ainsi qu'entre 1972 et 1974, un total de 60 Alouettes sortent des usines de la Fabrique d'Emmen.
Principalement en raison du nombre de Venom et de Hunter présent dans l'espace aérien inférieur, les Alouettesreçoivent en 1973 un marquage orange fluo destiné à améliorer leur visibilité. Ces rayures sont supprimées avec l'introduction du Super Puma, les Alouettes ayant reçu les même feux à éclats que les nouveaux hélicoptères. Plusieurs Alouette III ont été entièrement reconstruites à pas moins de trois reprises après des accidents. En revanche l'Alouette III ne convainc pas en tant que plateforme armée. Elle se révèle en effet instable lors d'essais de tirs avec des fusées non guidées. Deux ans après les premiers essais e vol avec lunettes de vision nocturne, la V-272 reçoit en 1992 déjà un cockpit compatible NVG(Night Vision Goggles). La première caméra infrarouge FLIR des Forces Aériennes, reprise de la REGA, est montée sur l'Alouette en 1996. Elle prouve son efficacité en 1997 lors de la première opération de recherche de personne FLIR lancée pour retrouver un snowboarder disparu dans le canton d'Obwald.

Dans le contrat de livraison des neuf premières Alouette III suisses signé en 1963, le fabricant garantissant l'approvisionement en pièces de rechange jusqu'en 2015. La décision prise en 2000 de soustraire douze machines à la grande révision qui coûte 1,5 million de francs par hélicoptères marque le début de la fin pour les Alouettes III de l'Armée suisse. En 2002, une deuxième décision confirme le retrait progressif amorcé : il sagit cette fois de réduire la flotte à 35 machines jusqu'en 2004. Après avoir servi à la formation de nombreuses génération de pilotes, l'hélicoptère emblématique français des Forces Aériennes est remplacé, dans ce rôle également par el nouveau venu de chez Eurocopter, l'EC635. Les dernières Alouettes III tireront leur révérence en 2011.
Le 1er Juin 2010 la V-240 a décollé de D!ubendorf pour effectuer la 316'00 ème heure de vol de la flotte. Les dernières Alouettes III ont été finalement offertes au Pakistan suite a de grandes innondations.
C'est finalement en Décembre 2010 qu'une cérémonie a eu lieu pour clore définitivement le chapitre des Alouettes III
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