Claude Nicollier, premier european space walker

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DU HUNTER A L'ESPACE

 

 

CLAUDE NICOLLIER

 

 

1970

 

Claude Nicollier travaille comme scientifique à l'Institut d'astronomie de l'Université de Lausanne et à l'Observatoire de Genève puis il entre à l'Ecole suisse de l'aviation civile de Zurich avant d'être engagé comme pilote de ligne sur DC-9 par la compagnie Swissair. En 1975 il répond  à une offre d'emploi de l'Agence spaciale européenne, ESA(European Space Agency) qui cherche des scientifiques pour le Spacelab, le laboratoire européen qui doit être mis en orbite par la navette spaciale américaine Columbia. Deux milles candidatures provenant de onze pays d'Europe occidentale répondent à cette annonce.  Fin 1976, il accepte une bourse de cette Agence et travaille au département Science spatiale de Noordwijk (Pays-Bas) comme chercheur à diverses missions d'astronomie dans l'infrarouge.

Après deux années de tests, en 1980 il est admis à suivre la formation des candidats astronautes à Houston, Il est le seul non Américain à rejoindre le club ultra fermé des astronautes formé de huit femmes et soixante-neuf hommes, avec le titre de spécialiste de mission qui consiste à avoir une connaissance approfondie de tous les systèmes de la navette.

A ce titre Les fonctions techniques qui lui sont confiées au Bureau des astronautes de la NASA comprennent la vérification de logiciels de bord au Laboratoire d'intégration de l'avionique de la navette (SAIL), la participation à la mise au point de techniques de récupération pour le Système de satellite captif (TSS) dans le simulateur de la navette, et le soutien au programme de bras télémanipulateur (RMS).

Le premier vol est programmé pour le 3 septembre 1986 à bord de la navette Columbia chargée d'effectuer la misssion EOM 1/2 d'observation de la terre., mais la catastrophe de la navette Challenger, avec sept astronautes à bord le 28 janvier 1986 met fin à ce projet,  cela n'entame en rien la détermination du Vaudois à participer à sa conquête de l'espace.

Les vols de la navette sont interrompus pendant plus de trente mois.

En 1988 il fréquente l'Empire test pilots school de Boscombe Down (Grande-Bretagne), où il obtient son brevet de pilote d'essai.

Pendant ce temps il continue sa préparation et ses travaux.

 

 

Parallèlement, il continue sa carrière de pilote de milice dans l'aviation militaire suisse ou il est capitaine, et effectue avec les romands de l'escadrille 2 et leurs Hunter les 50 heures annuelles de vols. Cet entraînement lui sert pour sa formation d'astronaute. Il suit également des cours d'introduction sur Tiger et vole sur cet avion dans le cadres de l'escadrille 6 romande elle aussi. A white Sands, au nouveau Mexique il exerce l'approche et l'atterrissage de la navette aux commande de biplaces Northrop T-38 Talon, avion d'entraînement de l'armée de l'air américaines. Il fait également de l'acrobatie classique sur un bi-plan Great Lakes. Et il fait ses déplacements au Etats Unis avec un Beechcraft Duchess.

 

 

En 1988 il a participé à l'Empire Test Pilot School de Boscombe Down, en Angleterre, où il a obtenu son diplôme en tant que pilote d'essai.

Enfin, en 1992, il participe au vol de la navette Atlantis STS-46 au cours duquel l'équipage a largué le porte-instrument récupérable de l'ESA EURECA, et procédé aux premiers essais en vol du système de satellite captif (TSS).

Puis toujours comme spécialiste de mission, en 1993 du 2 au 13 décembre, mais toujours sans sortir de la navette, il participe au vol STS-61 pendant lequel la navette Endeavour a rejoint et remis en état le telescope spatial Hubble, programme conjoint ESA/NASA.

 En janvier 1995, l'astrophysicien est sélectionné pour une mission de 15 jours pour le courant du mois de février 1996. Ce sera sa troisième mission spatiale, STS-75, il y procédera au  second déploiement du satellite captif (TSS). Le câble s'est cassé alors que le satellite atteignait une distance de 19,7 km de la navette. Le programme a alors été révisé afin d'utiliser le vol libre du satellite puis les astronautes ont concentré leurs activités sur les expériences en orbite de la charge utile USPM-3.

C'est en 1999, après près de trente ans d'efforts, que Claude Nicollier  fait son quatrième vol spatial, la mission STS-103, et, au cours de cette troisième mission de maintenance du Télescope Spatial Hubble, Nicollier a effectué ses premières sorties extra-véhicul

aires. Il a installé de nouveaux systèmes et instruments destinés à améliorer les performances du télescope orbital.

 

Ces sorties font de l' astronaute suisse, le premier european space walker.

 

Very unique job !

 

 


STS-46

STS-61

STS-75

STS-103

 

 

 

Fondé entre autres par Claude Nicollier et Raymond Clerc, le Musée Clin d'Ailes, ou Musée de l'Aviation Militaire, est situé à Payerne. Il permet au public d'admirer d'anciens avions militaires, tels le Hunter ou le Mirage et de comprendre les rapides progrès en matière d'aérodynamique.


 



Claude Nicolier et Solar Impulse

le premier prototype d'avion solaire HB-SIA a son hangar à l' aéroport de Payerne

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