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AVIONS CARGOTS ET RAVITAILLEURS
AIRBUS A400M
Destiné à remplacer des appareils tels que le C-130 Hercules et le Transall C-160, l'Airbus A-400M CSA (Common Standard Aircraft) est la réponse à des besoins spécifiques exprimés par 7 nations : France, Allemagne, Espagne, Royaume Uni, Turquie, Belgique et Luxembourg.
Un accord a été signé par ces pays en juin 2001 entraînant la naissance du programme A400M (anciennement connu sous le nom de "ATF" pour Avion de Transport Futur). Airbus Military est un consortium constitué par Airbus, EADS, British Aerospace, Flabel (Belgique) et TAI (Turquie). Le 27 mai 2003 voit la signature de l'accord de principe entre les nations pour une commande de 180 appareils : France 50, Allemagne 60, Espagne 27, Royaume-Uni 25, Turquie 10, Belgique 7 et Luxembourg 1. Le programme industriel est officiellement lancé le 31 mai 2003 et conduira à un premier vol en 2008 pour une mise en service à partir de 2009. Les premières livraisons sont prévues pour la France et la Turquie. En 2005, l'Afrique du Sud a décidé de rejoindre le programme A400M pour une commande entre 10 et 14 appareils, et le Chili a signé une lettre d'intention pour jusqu'à 3 exemplaires.
Le A400M aura une capacité d'emport maximale de 37 tonnes, très supérieure aux C-130 Hercules et Transall C-160. Sa structure sera largement constituée de matériaux composites et il aura la capacité d'opérer à partir de pistes courtes et non préparées grâce à un train 6 roues à forte flottation. Il sera indépendant de toute aide au sol pour le chargement de la soute et le décollage, quelles que soient les conditions météorlogiques. Le A400M est prévu pour effectuer des parachutages de troupes ou de matériel à basse altitude et faible vitesse. Il sera également convertible en avion ravitailleur en moins de 2 heures. Un réservoir de kérosène est alors chargé dans la soute et deux perches de ravitaillement sont fixées en bout d'ailes.
L’avionique du A400M sera dérivée de celle des avions civils de Airbus, notamment de l’A380. Les commandes seront entièrement électriques, avec de larges écrans multifonctions. Les systèmes informatiques permettront de gérer aussi bien le plan chargement de la soute que le calcul des points de parachutage et le ravitaillement en vol, ainsi que l’évitement des collisions et les communications. La version allemande sera également équipée d’un système de gestion de vol à basse altitude.
Le A400M pourra emporter jusqu’à 9 palettes militaires standard et 58 hommes, ou bien 116 troupes et leur équipement. En cas de mission de sauvetage, 66 civières et 10 soignants peuvent être transportés. Le chef de soute pourra modifier à partir d’une console la configuration de la soute, au sol ou en vol. En mission opérationnelle, avec un chargement de 30 tonnes, la distance franchissable du A400M est de 4500 km (2400 nm), et de 6400 km (3450 nm) avec une cargaison de 20 tonnes.
Données techniques
Version : A400M
Moteurs : 4 EPI TP400-D6
Puissance : 4x 10 000 cv
Envergure : 42,40 m
Longueur : 45,10 m
Hauteur au sol : 14,70 m
Surface alaire : 221 m²
Masse à vide : 66 000 kg
Masse maximale : 136 500 kg
Plafond pratique : 12 000 m
Dist. franchissable 1: 8800 km
Vitesse maximale : Mach 0,72
Equipage : 2 pilotes, 1 chef de soute, 1 optionnel
1 en configuration lisse et sans réservoirs supplémentaires ni ravitaillement en vol.
AVIONS CARGOTS ET RAVITAILLEURS
Défense - L'avion-cargo A400M a deux ans de retard.
Attendu avec impatience par l'armée de l'air, ce projet à 20 milliards d'euros paie une difficile coopération européenne.
Après l'A380 qui s'est emmêlé dans les câbles, voilà que l'A400M bugue sur l'informatique. Cette semaine doivent débuter en Grande-Breatgne les essais moteur du futur avion-cargo militaire européen. Problème, ce très ambitieux projet d'armement, un contrat de 20 milliards d'euros décroché par la firme EADS, frôle le crash avant même d'avoir décollé. Le gros porteur accuse deux ans de retard sur son planning. En cause, de gros soucis techniques dans la mise en oeuvre du lociciel de propulsion et des retropropulseurs. L'armée de l'air française, qui devait recevoir en début d'année les premiers des 50 appareils qu'elle a commandés, est prié de prendre son mal en patience. A l'origine des retards, selon le ministère de la Défense, le fait que "chaque pays partenaire du projet (NDLR : Allemangne, Belgique, Espagne, France, Luxembourg, Rauyaume-Uni, Turquie, auxquels se sont joints la Malaisie et l'Afrique du Sud) demande des spécificités particulières : l'un insiste sur la miniaturisation, l'autre sur la possibilité de se poser sur 500 mètres".
Autre coupable, un sous-traitant, imposé par l'Allemagne, premier client avec 60 commandes, qui ne serait "pas à la hauteur". Mais il faut sauver le soldat EADS. Car, confie-t-on au ministère, "l'échec du projet serait une catastrophe sur le plan opérationnel militaire, industriel et européen". Du coup, le ministre Hervé Morin propose qu'une version aux spécificités réduites palie provisoirement aux défaillances du modèle initial capable de transporter 37 tonnes sur 8.000 Km. Mieux, La France pourrait ne pas exiger le paiement de toutes les pénalités de retard dûes par EADS, l'Allemagne étant plus intransigeante. En attendant, l'armée de l'air devrait recourir à des sous-traitants russes et ukrainiens.
source: France-soir
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