Historique de l'armement des troupes d'aviations

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ARMEMENT DES TROUPES D'AVIATIONS


L'ARMEMENT :

L'avion a été utilisé pour la première fois comme transporteur d'armes pendant la première guerre mondiale. Les équipages se battaient en l'air en corps à corps avec leur arme personnelle ou larguaient des charges d'explosifs au-dessus des troupes. Peu après l'introduction de la mitrailleuse dans les corps de troupes, cette arme fut installée comme arme de bord sur un trépied pouvant tirer dans l'axe de l'avion ou desservie par un memebre d'équipage dans toutes les directions. Bientôt les armes de bord firent partie de l'équipement normal d'un avion et les appareils de visée ainsi que les installations de larguage de bombes se perfectionnèrent paralèlement. Le dernier conflit apporta à l'arme aérienne un développement rapide. L'avion permettait d'agir avec surprise et efficacité contre tous ennemis terrestre ou aérien. Le projectile à fusée (roquette) fit son apparition comme arme de combat vers la fin de la guerre et ne cessa de se perfectionner jusqu'à ce jour. Les variantes d'armement sont si nombreuses actuellement, que chaque avion possède, selon son affectation une arme spécifique.

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larguage de bombes

 

Les pilotes utilisent

leur arme personnelle

 

Mitraillette fixe pouvant être

rabattue pour le changement

du magasin


 LES ARMES AUTOMATIQUES :

Le canon automatique de la mitrailleuse , à calibre inférieur à 12,7 mm., est considéré comme l'arme de bord standard. Toute la munition emportée est fixée à une chaîne de ravitaillement, c'est à dire que des maillons relient les projectiles entre eux avant l'engagement dans la chambre à cartouches. Elle a constitué durant des année l'équipement classique des chasseurs américains. Cette arme de construction robuste a une cadence de 800 coups/minutes (13c/sec.) et une vitesse initiale de 850m/sec.

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Mitrailleuse lourde de 12,7 mm.

La distance d'engagement pratique est de 700m. environ. Les calibres des armes de bord augmentent durant la deuxième guerre pour se stabiliser entre 20 et 30 mm. L'argumentation pour le choix du calibre, basé sur les expérences de la guerre de Corée est la suivante :

- Les avions à réaction sont moins vulnérables que les avions à hélice tant du point de vue motopropulseur que du point de vue surfaces portantes. D'après les dire du pilote il a fallu 1400 coups de mitrailleuse 12,7 mm. à un américain pour abbattre un Mig.15 "chinois".

- Les grandes vitesses de vol augmentent la distance de l'ouverture du feu, en conséquence l'efficacité et les possibilités de toucher des armes de petits calibres diminuent.

Le temps de vol des obus ne devrait pas augmenter même si les distances de tir augmentent car un temps de vol court réduit la correction-but, augmente les possibilités de toucher et facilite la visée. On obtient une réduction du temps de vol d'un obus en augmentant sa vitesse initiale Vo et en réduisant sa traînée. En augmentant le calibre on réduit le temps de vol de l'obus parce que le poids de l'obus augmente avec la puissance 3 du calibre; quant à la résistance (traînée), elle augmente avec la section, à la puissance 2 de celle-ci.

- La cadence de tir doit être asez haute pour assurer une densité de feu suffisante car la forme aérodynamique des chasseurs moderne les rend difficiles à toucher.

Les spécialistes n'ont pas trouvé la solution idéale quant au calibres du canon de bord; les solutions 20 et 30 mm ont des avantages et des incovénients. Il est évident que l'obus de 30 mm a une efficacité, au but, plus grande que l'obus de 20 mm, mais la différence d'encombrement des canons ne facilite pas la tâche des constructeurs d'avions. L'affectation de combat sera déterminante pour le choix de l'arme et il en découlera une construction adéquate de l'avion.

A quelques exceptions près, tous les canons de bord sont basés sur le principe de la clulasse à barillet, développée par Mauser en 1942/44. La cadence du canon 20 mm se trouve entre 1500 et 1800 coups par minutes (15-30 coups/sec) et du canon 30 mm entre 1200 et 1350 coups par minutes (20-30 coups/sec). La vitesse initiale dépasse généralement 1000 m/sec.

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canon de bord 20 mm. avec accessoires

Le poids d'un canon de 20 mm, par exemple le canon Oerlikon 207RK est de 73 kg; celui du 30 mm 304RK de 117 kg.

 

Dans le but d'augmenter la densité du feu, les Américain ont repris le système de leur ancienne mitrailleuse Gatling à 6 tubes et ont monté des tubes de 20 mm et de 300 mm sur un tambour rotatif à entraînement particulier. Ils obtiennent une cadence d'environ 7000 coups/minutes ou 117 coups/sec.

Les exigences tactiques dictent le genre de munition à utiliser pour les armes de bord. Les plus courantes sont les obus-mines, les obus détonnants et les obus perforants.

 

Les obus mines ont des parois minces et emportent une charge explosive relativement frande. L'efficacité au but se produit spécialement par la déflagration de la charge explosive, alors que les éclats ne sont que peu brisant. L'effet incendiaire est sensible.

Les obus détonnants ou à charges explosives incendiaire ont une paroi épaisse et contiennent relativement peu d'explosifs. Les éclats ont un effet brisant considérable.

Les obus perforants sont en mesure de traverser des plaques de blindage ou des parties protégées de l'avion. Ce projectile contient dans la tête une charge explosive ou une charge incendiaire s'allumant par fusée retardée. D'autres obus perforants sont des projectiles pleins à noyaux d'acier. La trjectoire des différents obus peut être rendue lumineuse par l'adjonction d'un culot traçant ou fumigène.

La dotation en munition à emporter peut varier d'un avion à l'autre, elle est tributaire de l'encombrement des armes. Le chiffre de base se trouve aux environs de 100 coups par canon de 30 mm et augmentent pour des canons de clibres plus faibles.

Les armes de bord mobiles servent uniquement à l'auto défenses, il sagit essentiellement d'arme à feu. l'ouverture du feu peut-être commandée par le pilote en pressant sur un bouton fixé au manche à balais, ou automatiquement par une installation de commande radar.

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Différentes possibilités de fixations des armes de bord

Les bombardiers à hélices étaient équipés de plusieurs armes mobiles leur assurant une auto défense exempte d'angles morts. Ces mitrailleuse mobiles à télécommandes ou desservies par des mitrailleurs ont disparu ainsi que le poste de tir arrière aménagé à l'extrémité du fuselage sous l'empenage.

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Poste de tir rarrière

Les Projectiles à fusées ou roquettes d'avion :

Le recul des armes à feu constitue un désavantage pour la construction d'un avion car il nécessite un renforcement sensible de certaines partie. Les projectiles à fusées, par contre, ne produisent aucune dorce sur l'avion et nécessitent une installation de fixation relativement simple. Une roquette transporte une quantité plus grande d'explosif qu'un obus de canon et son efficacité au but est d'autant plus grande. Le projectile à fusée peut combattre des buts terrestres et aériens. La différence essentielle entre un obus et une roquette se trouve dans la propulsion, alors que l'obus doit être chassé du canon par une charge propulsive, la roquette contient en elle-même la charge propulsive ainsi que la charge explosive du projectile. La charge propulsive est enflammée par déclenchement électrique et produit un recul qui accélère le projectile. Il quitte le rail de fixation et la propulsion dure jusqu'à combustion complète de la charge. Ce projectile non guidé vole ensuite comme un obus normal.

Les première roquettes d'avion non guidées avaient une dispersion trop grande et manquaient d'efficacité. Par une amélioration de qualité de la charge propulsive et par des formes aérodynamiques plus adaptées, elles possèdent une trajectoire très étendue et sont d'une grande préscision.

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Coupe de roquettes d'avion 8 cm Oerlikon. Roquette à obus perforant et charge creuse

Les projectiles à fusées téléguidés sont de construction plus compliquées que les roquettes. A part une charge propulsive et la charge explosive, ces engins possèdent encore des organes de guidage de commande. La stabilité de manoeuvre de téléguidage consiste en un guidage par faisceau directeur (beam riding) et par une tête chercheuse du but (homing). Le guidage balisé consiste à suivre un avion ennemi avec un faisceau d'ondes courtes et d'envoyer sur l'axe de balisage un projectile à fusée muni d'un récepteur et d'un cerveau de commande. Jusqu'à l'arrivée au but ou dans la zone d'efficacité de la tête de priximité, le projectile suit l'évolution de l'avion visé. Le guidage de repérage du but comprend trois systèmes de bases :

- le système actif

- le système passif

- le système semi-actif.

On parle de système passif lorsque le but fournit l'énergie nécessaire au repérage, par exemple par radiation thermique (rayon infrarouge). Le système actif nécessite, à bord du projectil, une installation radar complète. Le procédé semi-actif travaille avec un récepteur radiogoniométrique à bord de la fusée alors que l'émetteur radar ainsi que l'antenne chercheuse se trouvent sur l'avion assaillant. Le projectile à fusée qui quitte l'avion est dirigé tout d'abord par un faisceau directeur provenant de l'avion assaillant, puis le guidage est repris dans la zone de but par l'installation de bord de la fusée. Le calibre des projectiles à tête chercheuse doit être au moins de 150 mm. Ces engins peuvent être minis de tête à explosion nucléaire.

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Roquette Oerlikon de 8 cm installée à un DH 112 "Venom" installation peu judicieuse.

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L'ARMEMENT suite


L'installation, que l'on voit sur la photo de la page précédente, du DH-112 "Venom" muni de roquette d'avion Oerlikon 8 cm sous les ailes en rampe de lancement double s'est révélée peut judicieuse car ces "corps parasites" augmentent sensiblement la trainée d'un avion à profils fins. La solution permettant d'emporter plusieurs roquettes dans un récipient de lancement installé par exemple dans le fuselage et pouvant se braquer avant le tir parait meilleure.

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Récipient de lancement pouvant contenir 31 roquettes Oerlikon de 5 cm.

La roquette d'aviation est une arme efficace pour la lutte contre les chars blindés. Le calibre de 5 cm. suffit pour combattre un but aérien, alors que le calibre de 8 cm à charge creuse est nécessaire pour assurer une efficacité contre les blindés.

Les bombes :

Les bombes sont utilisées sous forme de projectiles largués essentiellement contre des buts terrestres. On peut aussi attaquer à la bombe les bâteaux et les sous-marins.

Bombes détonnantes : d'un poids de 50 kg-10 tonnes, elles agissent par déflagration. L'onde de pression provoquée par la détonnation se propage à une vitesse de 2000-9000 m/sec. Cette onde de pression est engendrée par la vaporisation de la charge explosive en quelques fractions de secondes. Le mélange gazeux occupe un volume qui est environ de 12'000 fois celui de l'explosif. Cette transformation chimique provoque une température voisine de 6'400 degrés C. Les pressions enregistrées agissent simultanément dans toute les directions, mais leurs forces diminuent rapidement en s'éloignant du centre d'explosion. Une adjonction de charge propulsive permet d'accélérer la bombe sur sa trajectoire et d'augmenter son efficacité au point de chute.

La bombe planante est un type particulier de bombes détonnantes. Munie de surface portante elle est larguée à haute altitude et radioguidée par l'avion-mère jusqu'au but. Elle peut parcourir, après son larguage, des centaines de km, permettant à l'équipage de rester en dehors de la zone d'action.

L'eficacité d'une bombe est en partie inhérente à la fusée. La fusée de proximité permet un éclatement précis à une hauteur déterminée au-dessus du but, alors que la fusée percutante fait éclater la bombe au contact du sol ou d'un objet quelconque. La fusée retardée permet tout d'abord à la bombe de pénétrer dans l'objet ou dans le sol avant d'amorcer l'explosion.

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Comparaison d'efficacité de la bombe détonnante et de la bombe à feu

Bombes à feu : (napalm) : poids jusqu'à 600 kg. La puissance de destruction est obtenue par développement de chaleur et asphyxie. La masse incendiaire est contenue dans un récipient en tôle mince, celui-ci éclate en arrivant au sol. La masse enflammée asperge alors une grande surface de terrain. La plus grande efficacité s'obtient dans les 30 à 60 premières secondes après l'éclatement où la masse développe 9500 Kcal par kg.

Bombes incendiaires : d'un poids de 1,8 à 1500 kg env. Efficacité obtenue par effet thermiques et incendies. La masse incendiaire se compose de plusieurs subsatances chimiques. Les bombes incendiaires les plus fréquentes du 2ème conflit mondiale étaient la bombe Thermite-Magnésium (alliage de thermite, de poudre d'alluminum, de nitrate de baryte et de pétrole) et la bombe au phosphore composée de phosphore solide mélangé à une masse incendiaire visqueuse.

Bombes chimiques : de poids très différent. Ces bombes peuvent contenir des gaz de combat, spécialement nocifs à l'homme sous forme liquide ou solide. Plusieurs pays en poursuivent la fabrication malgrés l'interdiction par les conventions internationales.

Bombes éclairantes : poids jusqu'à 200 kg. Elles permettent un éclairage nocturne de buts à combattre avec une intense lumière dépassant 2 millions de bougies.

Bombes de ravitaillement : Poids jusqu'à 5 tonnes. Le ravitaillement par air de denrées, de munitions, de carburant etc. peut être de grands secours où la voie normale a été coupée.


L'image ci-dessous représente les variations possibles en munition d'un chasseur-bombardier. Selon la mission il emporte l'une ou l'autre de ces dotations selon sa mission.

La munition d'un chasseur bombardier.



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