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INTERCEPTEUR ET CHASSEUR-BOMBARDIER
HORNET F/A-18 CD
LE FRELON
cliquez sur les images pour les agrandirF/A-18 en livrée de Tiger
A l'aube du troisième millénaire, n'auront une chance de s'opposer efficacement à un agresseur attaquant par la voie des airs que les défenseurs équipés d'un matériel au moins équivalent. Dans cette perspective le facteur -temps- joue en Suisse un rôle capital: dans ce pays, géographiquement limité et ne disposant que d'un délais très court de mise en alerte, un intercepteur doit monter et accélérer très vite; sa maniabilité doit aussi être exceptionnelle (des accélérations sous facteur de charge 9g ne doivent pas être théoriques) et il doit pouvoir exécuter avec succès les missions les plus diverses par n'importe quel temps. Un avion de combat moderne est avant tout un système d'armes, les possibilités du radar, la capacité et l'efficacité des contre-mesures électroniques sont des données vitales.
C'est donc sur ces bases qu'on été retenus un certain nombre de candidats potentiels au début des année 1980. Aux exigence techniques se sont encore mêlés les aspects politiques et économiques. A par le F-20, la liste comprend les meilleurs avions qui viennent dêtre mis en service en Occident; Le Dassault-Bréguet Mirage 2000 français, le Général Dynamic F-16 et le McDonnel Douglas F/A-18 Américain. A quoi il faut ajouter trois autres machines qui sont encore en cours d'études ou dans une phase peu avancée de leur développement : le IAI Lavi (lionceau) suédois, le SAAB JAS-39 Gripen (Griffon) suédois et le Dassault Bréguet Rafale.
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Le F-16 C que l'on voit ici en vol au dessus du Texas appartient, comme le F/A-18 à la catégorie des meilleurs chaseurs du moment, il peut voler à Mach 2,02 à 12000 m. d'altitude qu'il atteint en 3 minutes. Sa capacité "look-down/shoot-down" lui permettent d'engager des objectifs aériens volant très près du relief.Il a une très courte poignée de commande à la place du manche à balais.
Le Lavi est rapidement éliminé, malgrés ses bonnes performances en vol et la qualité de son avionique, sa fabrication sera interrompue en raison du coût du programme et sur la pression des Etats Unis qui le finance ( et ne souhaitent pas trouver un concurent sur leur propres exportations). Les Suédois se retirent eux-même de l'évaluation en raison du retard enregistré dans le développement de leur chasseur polyvalent, le premier vol a lieu en décembre 1988, dix huit mois plus tard que prévu, suivit au mois de février d'un accident qui a gravement endommagé le premier prototype du Gripen. Quant au Rafale, malgrés des performances impressionnantes, il est loin d'avoir atteint le stade de la construction en série et le coût de son développement s'annonce astronomique. Depuis l'affaire des Mirage en 1964, les acheteurs du Groupement de l'armement doivent donner la préférence à du matériel éprouvé et n'occasionnant que des dépenses marginales pour leur "helvetisation".
En 1987, la sélection se trouve réduite à trois appareils : Le Mirage 2000, le F-16 et le F/A-18. Chaque constructeurr met en place à Berne une représentation chargée de la promotion de son avion. La proximité du centre de décision permet de réagir instantanément à tous les problèmes techniques, politique et commerciaux qui peuvent survenir dans la compétition.
Il apparaît rapidement que le Mirage 2000 (un delta de onze tonnes) n'a plus que des chances réduites en raison d'une avionique moins performante que celle de ses concurents. Mais, à la dernière minute, la société Dassault-Bréguet fait un proposition intéressante, il s'agit d'une version entièrement nouvelle et ultra moderne du poste de pilotage et du radar "Mirage-Flex". En outre les français baissent le prix de leur avion de près d'un tiers. Comme cet appareil n'existe que sur le papier ce sera trop tard pour eux.
En 1988, le Conseil fédéral décide de limiter son choix aux deux avions américains : le General Dynamics F-16 Fighting Falcon (faucon de combat) et le Mc-Donnel F/A-18 C Hornet (frelon). Ces deux avions sont opérationnels depuis longtemps un peu partout, quelques 2000 exemplaires du F-16 ont été construits et 1000 autres sont commandés. Le F/A 18 vole à 900 exemplaires et 500 autre sont en construction. Ce n'est pas suffisant pour les experts suisses qui veulent pouvoir examiner les deux machines sous toutes les coutures et s'assurer qu'il n'y aura pas de surprise par la suite (voir l'affaire des Mirage). C'est pourquoi au mois d'Avril 1988, un biplace de chacun des deux modèles de chasseur arrive à payerne pour des essais techniques tactiques et logistiques approfondis.
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Décollage d'un F/A-18 avec postbombustion. Les Hornets suisses font partie des avions de combat les plus modernes. Il constituent le fer de lance des Forces aériennes
En à peine un mois, deux pilotes d'essai et trois pilotes de la troupe effectuent 55 vols, il s'agit de vérifier les performances des deux avions ainsi que de connaître le comportement des systèmes d'armes et de navigation dans le contexte helvétique. On étudie en particulier le comportement des radars de bord dans la géographie particulière de ce pays ainsi que que celui des équipements de contremesures électroniques (notamment dans le cas où un pilote qui suit plusieurs cibles à la fois doit faire face à des tentatives de brouillage). Les essais se déroulent en tout point conformément au programme établi.
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Arrivée à Payerne, en avril 1988, d'un F/A-18 B biplace en vue d'effectuer des essais avant de prendre une décision sur son acquisition.
Sur un point toutefois, les deux avions ne remplissent pas les exigences de l'aviation militaire : ils sont trop gros pour les cavernes. A l'avenir, il faudra donc adapter les cavernes aux nouveaux appareils. Plus important que leur entreposage, apparaît la question de leur armement. Les militaires suisses sont intéressés par les dernières versions du missile air-air Sparrow à guidage radar qui peuvent être engagés simultanément sur plusieurs cibles différentes et qui résistent bien à toutes les mesures de détection adverses. Cependant ils songent surtout au missile de la prochaine génération, L'AMRAAM : engin air-air moderne à moyenne portée obéissant au principe fire and forget, tirer et laisser le missile trouver lui-même son objectif.
L'AMRAAM peut être tiré en théorie tout azimuts par n'importe quel temps, il pèse 152 kg. a une portée d'une soixantaine de kilomètres, atteint une vitesse de Mach 4 en fin de propulsion et coûte 500 000 dollars pièce.
Dans un combat singulier, l'évaluation finale met aux prises deux bêtes, un Faucon et un Frelon. Tous deux sont équipés de commandes de vol électriques, fly-by-wire, cela signifie que le pilote n'agit plus mécaniquement sur les commandes, par l'intermédiaire de tringles et de câbles, mais par des impulsions électriques contrôlés par un ordinateur. Les essais révèlent un certain nombre de différences.
Les points forts du F-16 sont la maniabilité et ses performances en vol, mais il est de construction conventionnelle.
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Long de 17,1 m. et d'une envergure de 11,45m., le F/A-18 Hornet dépasse le F-5E Tiger de 3 mètres en longueur et de 3,3m. en envergure. La version suisse du F/A-18 pèse environ 17 tonnes, soit presque deux fois et demie plus qu'un Tiger. Il peut emporter une charge de près de sept tonne. Deux turboréacteurs produisent une poussée de 16 tonnes, soit trois fois et demie suppérieure à celle du F-5
Le F/A-18 se distingue par une avionique superbe, en particulier son radar, idéal pour la géographie suisse. En plus conçu pour des engagements sur portes-avions, il convient bien pour l'atterrissage sur des pistes courtes. Il offre en outre la sécurité de ses deux réacteurs, en plus son potentiel de développement technologique est élevé et il est par définition, polyvalent; la lettre F veut dire Fighter, c'est à dire chasseur et la lettre A vaut pour attack, autrement dit l'appui tactique de McDonnell Douglas est significatif : il suffit d'actionner un bouton pour transformer l'intercepteur en chasseur-bombardier.
En octobre 1988, le Conseil fédéral fait connaître son choix et fait l'acquisition de 34 exemplaires du Hornet F/A-18 C/D pour la somme d'environ trois milliards de francs.
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De 1996 et jusqu'en 1999 les avions sont assemblés par la fabrique d'Emmen, trois escadrilles de l'escadre de surveillance, formée de pilotes professionnels, transitent sur cet avion car les principales tâches des Fores aériennes consite à accomplir des engagements de police aérienne. Leur mission contrôler et accompagner les avions étrangers qui se trouvent dans l'espace aérien suisse.
Les pilotes effecteuent régulièrement des exercices commun avec les forces aériennes de pays amis, ils sont important pour les pilotes, outres l'entraînement dans le domaine clé de la défense au sein d'un environnement international, ces exercices permettent d'évaluer le niveau d'entraînement et ses propres capacités ainsi que de remédier à leurs points faibles.
La flotte est modernisée en deux phases. La première phase en juin 2006 comprend le montage d'un instrument d'identification ami-ennemi et de la nouvelle technologie de système digital d'affichage de cartes.
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Ci-dessus, le dispositif de visée intégré dans le nouveau casque, Joint-Helmet-Mounted-Cueing-System, JHMCS, permet au pilote de pointer directement le missile à guidage infrarouge de courte portée AIM-9X sur la cible d'un mouvement de la tête et sans avoir à changer la trajectoire de son avion.
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