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lecabi

 

 





ex-mécanicien armurier DH 112

Ecole de recrue de Payerne

Dislocation à Raron

Spécialisation: roue de mécanicien à Buochs NW

Incorporation: cp pc Av/DCA 2/II

Plusieurs cours à l'aérodrome de Sion

2 cours à l'aérodrome de Raron

1 cours à l'aérodrome d'Ulrichen (le plus haut aérodrome militaire de suisse situé dans la vallée de Conche VS)

 


 

 

 

 

 

Le Venom ou DH 112, est le seul avion que je connaisse vraiment bien et en particulier son système d’armement puisque j’ai fais mon école de recrue à Payerne sur Venom, et 7 semaines supplémentaires de spécialisation à Buochs dans les cavernes du canton de Nidwald. Ca me rappelle les noms de « Yvonne et Xavier » pour ceux qui y ont passé leurs 3 semaines de vacances aux frais de la confédération. Pour compléter la description déjà très bien faite du site, je me permets d’apporter quelques précisions concernant certains détails de ce magnifique chasseur-bombardier.
Tout d’abord les réservoirs situés à l’extrémité des ailes s’appelaient des FLENTS, et nous pouvions rajouter des réservoirs supplémentaires appelé FLUNT sous les ailes à la place des bombes. Les FLENTS et les FLUNTS étaient équipés d’un système de largage.
A la place des FLUNTS le DH 112 peut transporter et larguer des bombes de 400 kg. on peut aussi lui adapter des FLUNTS dans lesquels des caméras ou des appareils de photos y étaient installés. Sous ces ailes nous pouvions y installer encore 4 lances roquettes non téléguidées. Chaque lance roquette comprend 2 roquettes. Le mécanicien armurier s’occupait du contrôle du système électrique et du bon fonctionnement du système mécanique. Dans son nez, assez volumineux par rapport au nouveau chasseur, y était installé 4 canons de 20 mm. Hispano-suiza alimentés par 150 cartouches par canon. Les bandes de munitions sont située dans un caisson en dessus des canons et les cartouches sont injectées dans la culasse à l’aide d’un pourvoyeur, sorte de barillet, que les mécaniciens contrôlaient et révisaient très souvent en plus de toutes les pièces constituant les fameux canons. Il arrivait parfois qu’une cartouche ce mette de travers et bloque la culasse. Le mécanicien armurier devait donc ouvrir les soutes à canons (en bois) démonter le pourvoyeur et sortir la cartouche, souvent un peu pliée, de la culasse du canon. Les réglages des canons ce faisaient manuellement au moyen de deux bagues excentriques, et d’une espèce de longue vue un peu en forme de périscope que l’on enfilait dans le canon en essayant de viser un point rouge situé à une certaine distance que je ne me rappelle plus. Après les réglages des canons l’avion était transporté dans un endroit isolé et amarré solidement au sol. Venait ensuite le plaisir des mécaniciens, rentrer dans le cockpit et tester les canons en tirant à balles réelles dans une bute de sable.
Notre instructeur à Payerne s’appelait M. Burrer et notre instructeur de Buochs s’appelait M. Wirtz, pour ceux qui les connaissent. M. Wirtz avait toujours un cigare du nom de clou de cercueil.

ci-dessous une photo d’un manche à balais de Venom



lecabi

Par ton site j'espère retrouver des amis et c'est pour cette raison que j'ai mis quelques détails sur mon parcours
de jeunesse à l'armée.


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